Alfred FABRE LUCE " Journal de la France"

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Alfred FABRE LUCE " Journal de la France"

Message  Maquis barrage de l'aigle le Dim 11 Mai - 19:55

Petit-fils d'Henri Germain, fondateur du Crédit Lyonnais, et fils du banquier Edmond Fabre-Luce, il suit des études de lettres et de droit et obtient un diplôme de sciences politiques. En 1919, il est en poste à Londres comme attaché d’ambassade. Un an plus tard, il décide de rentrer à Paris pour entamer une carrière de journaliste.

Il commence à publier des articles dans différents journaux puis se consacre à la rédaction d'ouvrages politiques et littéraires. Témoin engagé, il se fait connaître par son ton polémique et ses opinions non-conformistes. Les observateurs l'assimilent parfois aux "non-conformistes des années 30" ou l'associent à « la droite buissonnière »[1].

En 1924, son premier essai, La Victoire, s'en prend à la politique étrangère de Raymond Poincaré. Trois ans plus tard, après un voyage en Union soviétique, il publie chez Grasset Russie 1927, qui dénonce les conditions de vie et les événements politiques de la nouvelle URSS. Il rédige aussi des biographies, parfois sous le pseudonyme de Jacques Sindral. Il épouse en 1928 Charlotte de Faucigny-Lucinge, avec qui il aura deux enfants, Françoise (née en 1941) et Henri (né en 1942).

En février 1933, il fonde avec Jean Prévost et Pierre Dominique l'hebdomadaire politique Pamphlet, puis devient entre 1934 et 1936 rédacteur en chef de L’Europe nouvelle. À partir de 1936, ses articles sont ouvertement critiques à l'égard de la politique du Front populaire. D'abord engagé dans le néo-socialisme, il est élu conseiller général en 1935 et se présente sous l'étiquette de l'Union socialiste républicaine aux élections de 1936, sans succès, avant de se rapprocher du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot.

Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, il décide de tenir un journal, qui sera publié en quatre volumes entre 1940 et 1946 sous le titre Journal de la France 1939-1944. Il soutient alors la politique du maréchal Pétain mais condamne le service du travail obligatoire. Favorable à la coopération avec les alliés, il prédit la défaite allemande, ce qui lui vaut d'être arrêté par la Gestapo et emprisonné pendant quatre mois[2]. En septembre 1944, le gouvernement de Vichy le fait à nouveau arrêter. Après la Libération, il reprend son activité d'écrivain et publie des livres politiques liés à l'actualité, notamment sur la guerre d'Algérie, sur De Gaulle, Valéry Giscard-d'Estaing ou encore sur François Mitterrand.

Favorable, au retour au pouvoir du général De Gaulle en 1958, il combat l'indépendance de l'Algérie. Il publie en 1962 un essai polémique, Haute Cour, dans lequel il accuse le chef de l'État d'avoir violé la Constitution. Son livre est saisi par le préfet de police Maurice Papon, puis interdit et détruit pour offense au général De Gaulle.
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